L’Université de Goma, à travers son incubateur d’entreprises CHEMCHEM YA BIASHARA, a
décoré ce mercredi 3 septembre 2025, douze femmes entrepreneures issues de l’Association
des Dépositaires et des Vendeurs de Vivres (ADEVEVI) et de l’Union des Vendeurs et
Producteurs de Produits Agricoles (UPROVEPA).
Ces femmes ont suivi avec succès une série de formations de 90 heures sur l’entrepreneuriat
féminin dans le secteur agricole, lancée en octobre 2025.
Cette série de formations, à la fois pratiques et théoriques, a été facilitée par l’incubateur
d’entreprises CHEMCHEM YA BIASHARA de l’Université de Goma, avec l’accompagnement du
Centre International d’Agriculture Tropicale (CIAT) et de l’Alliance Panafricaine pour la
Recherche sur les Haricots (PABRA). Elle s’inscrit dans la branche Agro-business, l’un des cinq
piliers du projet Beans for Women Empowerment (B4WE) financé par Affaires Mondiales
Canada (GAC).
L’objectif de ces formations était de renforcer les capacités entrepreneuriales des femmes
vendeuses de haricots issues des associations UPROVEPA et ADEVEVI de Birere, à Goma.

Selon le chef de travaux Axel Bazereke, coordonnateur de l’incubateur CHEMCHEM YA BIASHARA de l’Université de Goma, ces douze femmes représentent la première cohorte d’un projet qui prévoit de former vingt-six entrepreneures agricoles en deux vagues.
« Au départ, elles étaient treize femmes venues des associations UPROVEPA et ADEVEVI. Aujourd’hui, elles sont douze à avoir achevé la formation. Le projet avec le CIAT/PABRA prévoit au total vingt-six femmes formées. La deuxième cohorte, que nous comptons lancer ce mois de septembre, accueillera quatorze participantes qui suivront les mêmes modules », a-t-il précisé.


Résultats de la formation et perspectives
Pour les bénéficiaires, ces formations ont ouvert la voie à de grands projets entrepreneuriaux dans le secteur agricole. C’est ce qu’a confirmé Jasmine Muhindo, représentante des femmes bénéficiaires :
« Il y a quelques mois, nous étions dans le doute. Aujourd’hui, nous sommes bien outillées, avec plein d’idées, de courage et de projets entrepreneuriaux, grâce aux formations reçues à l’incubateur CHEMCHEM YA BIASHARA de l’Université de Goma. Nous remercions vivement le CIAT et la Caritas pour leur accompagnement et surtout pour avoir pensé à nous. Ces formations nous ont ouvert la porte vers de grandes initiatives que nous allons désormais mener, maintenant que nous savons comment entreprendre. »
Au nom du CIAT, Richard Katembo Kataliko, consultant au sein du CIAT/Nord-Kivu, a exprimé sa grande satisfaction face aux résultats palpables de ce projet et a encouragé les bénéficiaires, désormais lancées sur le marché entrepreneurial.


Afin de reconnaître les efforts fournis et d’accompagner les prochaines actions des lauréates, le partenaire Caritas a octroyé à chacune des douze femmes une enveloppe de 200 dollars américains. Ce soutien financier leur servira à lancer leurs activités. Selon le représentant de Caritas, un suivi régulier sera assuré au cours des prochains trimestres.
Pour rappel, ce programme fait suite à la signature d’un protocole d’accord, le 11 septembre 2024, entre l’Université de Goma et le Centre International d’Agriculture Tropicale (CIAT). Ce partenariat met l’accent sur l’investissement et le soutien à l’entrepreneuriat féminin dans la filière haricot, avec pour objectif d’améliorer la productivité des femmes dans la chaîne de valeur agricole à travers le projet B4WE.
Le projet Beans for Women Empowerment (B4WE), financé sur cinq ans par Affaires Mondiales Canada, est exécuté dans trois provinces : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika. Mis en œuvre par le CIAT et l’Alliance Panafricaine pour la Recherche sur les Haricots (PABRA), avec l’appui de plusieurs partenaires, il vise l’autonomisation des femmes à travers la culture du haricot.

