Le centre international d’agriculture tropical (CIAT) et l’Alliance panafricaine pour la culture du haricot (PABRA) ont sensibilisé, ce vendredi 22 Août 2025, une centaine de femmes de la cité de SAKE dans le territoire de MASISI en province du Nord-Kivu sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) dans le secteur de l’agriculture. C’était lors d’une campagne de sensibilisation communautaire sur les VBG initiée dans le cadre de la mise en œuvre du projet Beans for Woman Empowerment (B4WE).
Cette campagne qui s’étend dans plusieurs territoires des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Tanganyika porte comme message principal « Dites NON aux Violences Basées sur le Genre ». Elle vise donc à promouvoir les droits des femmes et à encourager l’inclusion dans les communautés locales, principalement dans le secteur de la culture du haricot.

Venues de différentes organisations paysannes, coopératives associations et de tout part, les participants qui étaient en majorité des femmes, se sont réunis devant les installations de la coopérative TUUNGANA pour assister à une pièce de théâtre produite par une troupe théâtrale locale pour mieux adapter le message au milieu naturel. Ils ont par la suite bénéficié de la facilitation experte des partenaires du projet B4WE dont le Groupe d’Études et d’Actions pour un Développement bien défini (GEAD), la Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC) et la Division Genre.


Identifications des VBG à Masisi
Lors d’une scéance interactive avec les participants, madame Wasso de la division Genre a identifiée plusieurs Violences Basées sur le Genre que subissent surtout les femmes et jeunes filles dans la cité de Sake. Entre autres: le mariage forcé et précoce des jeunes filles, l’abus de l’autorité masculine, le manque de collaboration des hommes dans la gestion des ressources et revenus champêtres.
Selon Faida Baeni, une participante originaire du masisi centre, le problème de violences basées sur le genre dans le secteur de l’agriculture reste réel dans ce territoire et évolue du jour au lendemain : » Chez nous ici à Masisi la femme n’est pas égale à l’homme. C’est nous les femmes qui faisons tous les travaux des champs mais c’est sont les hommes qui décident sur nos revenus après. Il est vrai que certains hommes travaillent dans les champs, mais ils sont trop minoritaires. D’autres préfèrent seulement intervenir dans la vente des récoltes que de commencer le travail au début. » a déclaré Faida Baeni.



Moyens de lutte
Après avoir identifié quelques violences basées sur le genre courantes dans le territoire de Masisi, la facilitatrice des partenaires de la Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC) a échangé avec les femmes sur les moyens lutte contre les VBG et des technique d’approche pour les prévenir. Elle a notamment souligné le dialogue en famille et insisté sur la dénonciation de tout acte qui porte atteinte à la dignité féminine qui constitue en sot une violence. Elle par ailleurs reconnu que les hommes sont également victimes des VBG.
« Les femmes et les hommes doivent apprendre à dénoncer les violences qu’ils subissent dans leurs quotidien? La dénonciation comme l’éducation des masses constituent des piliers majeurs dans la lutte contre les VBG dans toutes nos communautés. Pour ce qui est du secteur de l’agriculture, les femmes doivent savoir qu’elles ont aussi le droit de posséder des terres à cultiver et peuvent avoir leur mot à dire sur les revenus de leurs récoltes en étroite collaboration avec les hommes. »
Pour rappel, cette campagne de sensibilisation communautaire sur les violences basées su les genre est exécutée dans trois provinces dont le Nord-kivu, le sud-kivu et le Tanganyika et s’inscrit dans le cadre du projet Beans for woman impowerment (B4WE). B4WE est en soit un projet qui vise l’autonomisation de la femme à travers la culture du haricot dans les trois provinces précitées. Ce projet se construit sur 5 piliers à savoir; la nutrition, l’agro-business, le système semencier, le genre et le droit foncier.
