
Un employé de Médecins Sans Frontières (MSF) a été tué par balle à son domicile de Masisi, dans le territoire du même nom, le 18 avril. Selon l’organisation humanitaire, l’auteur du tir était un homme armé en uniforme. Il s’agit du second employé de MSF tué à Masisi en l’espace de deux mois, et du troisième à perdre la vie par balle au Nord-Kivu depuis le début de l’année.
« Nous condamnons fermement cet acte terrible qui a coûté la vie à notre collègue, et qui reflète la dégradation sécuritaire massive que nous constatons au Nord-Kivu et Sud-Kivu depuis le début de l’année », a déclaré Emmanuel Lampaert, représentant de MSF en République démocratique du Congo.
L’organisation dénonce une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante dans l’est du pays.
« Nos équipes sont les témoins mais aussi les victimes d’incidents affectant les civils, les humanitaires et les structures médicales. Cela doit cesser », a ajouté Lampaert.
Le Représentant de MSF rappelle l’obligation les parties en conflit de protéger les civils et leurs biens .
« À tous M23/AFC, VDP/Wazalendos, FARDC nous rappelons que la protection des civils et de leurs biens en situation de conflit est une obligation. Toutes les autorités compétentes doivent de toute urgence travailler à cela », plaide t-il.
MSF souligne que trois de ses employés ont été tués par balle en seulement quatre mois, que ce soit dans le cadre de leur mission ou en tant que civils victimes de la violence.
Cette nouvelle perte humaine intervient dans un contexte de forte insécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les violences armées ne cessent de s’intensifier malgré les appels répétés à la protection des civils et du personnel humanitaire.
