
Selon les données transmises par le gouvernement central, au moins 72 cas de violences sexuelles ont été enregistrés entre le 6 et le 11 avril 2025. Ces agressions, utilisées comme arme de guerre, s’inscrivent dans une série de crimes graves attribués à l’armée Rwandaise et au M23/AFC, selon le gouvernement congolais.
En parallèle, 297 personnes auraient été assassinées ou exécutées sommairement, et 52 morts ont été recensés dans et autour de la ville Goma.
Les infrastructures civiles ne sont pas épargnées : des structures sanitaires ont été détruites à Kalehe et Walikale, dans le sud et le Nord-kivu, ce qui complique davantage l’accès aux soins pour les populations, notamment pour les femmes et les enfants déjà en situation de vulnérabilité accrue.
Il est important de noter que ces chiffres ont été révélés par le gouvernement central de la RDC. Les responsables pointés du doigt, actuellement dans les zones concernées, notamment à Goma, n’ont pas encore répondu à ces accusations ni sur l’étendue réelle des violations.
De leur côté, plusieurs organisations humanitaires et de défense des droits humains, encore actives sur le terrain, continuent de documenter ces violences, bien que l’accès à certaines zones reste fortement restreint.
Face à ces exactions, le Vice-Premier Ministre, ministre de l’intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo a appelé à la justice internationale de se saisir de ces crimes et exhorte à l’application de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige la cessation des hostilités et la protection des civils.
