Plus d’une femme sur trois dans le monde subit des violences physiques, émotionnelles ou sexuelles. Mais pour les femmes et les filles en situation de handicap, le risque est encore plus élevé : elles sont près de dix fois plus exposées aux violences sexuelles que les femmes non handicapées.

35 % des femmes et des filles sont confrontées à des violences au cours de leur vie. Pour celles en situation de handicap, le danger est démultiplié. Elles sont deux à trois fois plus susceptibles d’être victimes de violences de la part de leur famille, de partenaires intimes, de soignants ou d’institutions.Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), entre 2011 et 2018, 7,3 % des personnes handicapées ont déclaré avoir subi des violences physiques et/ou sexuelles au cours des deux années précédant l’enquête, contre 5,8 % pour les personnes sans handicap. De plus, 15,4 % des personnes handicapées ont été exposées à des injures, comparativement à 9,9 % des personnes non handicapées.
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Les femmes handicapées sont particulièrement vulnérables. Une étude menée par l’Ifop pour l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (LADAPT) en 2022 indique que 16 % des femmes handicapées déclarent avoir été violées, soit nettement plus que l’ensemble des femmes (9 %).Les stéréotypes sociaux et culturels aggravent cette situation. Nombreuses sont celles qui n’ont pas le droit de prendre des décisions sur leur propre sexualité ou leur désir d’avoir des enfants, en raison de leur dépendance accrue à des aidants, ce qui les expose encore davantage aux abus.
Ces violences ont des conséquences graves, notamment des troubles psychologiques, des problèmes de santé, ainsi qu’une exclusion sociale et économique. Il est urgent d’agir pour briser ce cycle et garantir à toutes les femmes, handicapées ou non, une protection et un accès à la justice.
