En moins d’un mois, plus de 20 cas de mariages précoces et de grossesses non désirées ont été signalés dans le site des déplacés de Nzulo, situé dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Plusieurs sources de la société civile et des défenseurs des droits humains indiquent que ce phénomène est attribué à la souffrance et à la misère qu’endurent les jeunes filles et garçons vivant dans les camps de déplacés. Ces mêmes sources estiment que le manque d’encadrement des jeunes dans ces camps les expose à cette vie sexuelle peu modérée.
Deho Kyamwami, chef du camp des déplacés de Nzulo, a confirmé cette situation lors d’un entretien téléphonique avec notre rédaction le lundi 8 juillet. Il appelle les autorités à vite agir pour restaurer la paix dans la région et demande aux organisations humanitaires d’intensifier leurs actions de sensibilisation dans les différents camps de déplacés pour prévenir les conséquences liées à cette situation.
« Effectivement, plus de 20 cas de mariages précoces et de grossesses non désirées ont été recensés dans notre site. Nous demandons aux ONG se focalisant sur les questions relatives aux femmes et aux enfants de venir dans notre camp pour sensibiliser ces femmes et ces jeunes filles », a déclaré le président du camp de déplacés de Nzulo à femmes.cd.
Les conditions de vie dans ce camp de déplacés sont également alarmantes. Les populations y vivent dans des conditions extrêmement précaires, sans assistance humanitaire. Des cas de décès liés à la famine ont été signalés au cours des deux dernières semaine
Ange KAHEMULO

