Une cinquantaine d’entrepreneurs, venus de différents coins du Nord-Kivu et d’autres provinces de la RDC se sont rassemblés au sein de la foire « Kivu Soko » tenue à Goma du mercredi 15 au samedi 18 mai 2024. Ceux-ci ont eu l’occasion d’exposer leurs produits devant des investisseurs potentiels et des nombreux clients venus découvrir les fruits de l’intelligence congolaise.
À en croire Alice Shalukoma, initiatrice de Kivu Soko, cette foire vise non seulement à valoriser les produits des entrepreneurs locaux sur le marché, mais aussi à promouvoir la féminité positive à travers le pays. Elle ajoute que c’est un rendez-vous qui se tiendra chaque année au mois de mai.
« En fait, c’est pour célébrer en quelque sorte la féminité positive. J’insiste sur le positive, et on aura un rendez-vous chaque année qui ne sera pas seulement pour les habitants de Goma. Nous allons nous battre pour que ce soit un rendez-vous national », a déclaré Alice à femme.cd lors d’un entretien exclusif.
Alice Shalukoma veut voir la foire Kivu Soko devenir un espace d’exposition et de valorisation des produits congolais qui respecte la chaîne de valeur des produits. Pour elle, cette initiative contribuerait potentiellement à encourager l’entrepreneuriat féminin.
« Si nous arrivons à vendre ces produits congolais, il y a une part qui revient à celui qui a planté la graine… Nous luttons contre le chômage, nous encourageons les femmes à se battre, à repousser les limites, et aussi les jeunes entrepreneurs à aller au-delà de leurs imaginations », a ajouté Alice Shalukoma.
Après une première édition à succès, pour la deuxième édition, Kivu Soko prévoit de réunir des entrepreneurs venus de toutes les provinces de la RDC et diversifiés selon leur secteur d’intervention, ainsi qu’un plus grand nombre de visiteurs.
C’est l’assurance de l’initiatrice de la foire qui nous a confié que parmi les grands exploits de la première édition, il y a eu l’écoulement du stock d’un des entrepreneurs venus pour exposer.
« Il a fini tout son stock, même celui de l’usine… », a conclu Alice Shalukoma.
Meschac Tsongo

