Nord-kivu : La dégradation de la situation securitaire autour de goma handicape les interventions de MSF en faveur de déplacés.

La crise securitaire à l’Est de la RDC entraine plusieurs conséquences au-delà de la dégradation de conditions de vie dans les camps de déplacés autour de la ville de Goma. Cette situation empêche d’un côté les acteurs humanitaires d’accéder aux zones de guerre dans les territoires de Masisi et Rutshuru notamment.

Mais pendant ce temps un débordement de camps installés depuis les années dernières est observé. Des camps dits informels ont été créés suite aux déplacements tragiques des populations de zones où les affrontements se poursuivent entre les rebelles du M23 et les résistants dit wazalendo ou les Forces Armées de la RDC ( FARDC ).

Dans un café de presse organisee à Goma ce mercredi 28 Fevrier 2024, MSF a exprimé son inquiétude face à cette situation et rapporte que le plus grand besoin de déplacés c’est la securité.

« … Depuis fin janvier on observe une considérable dégradation de la securité, il y a une utilisation assez intensive de l’artillerie lourde proche de camps de déplacés et donc le caractère civil de déplacés n’est pas respecté. Et évidement ça a un impact négatif sur nos activités parce que parfois on a du réduire nos activités, on a du suspendre nos activités, et donc pour nous c’est quand même assez compliqué d’opérer dans ces conditions là…
Tout à l’heure on parlait de besoins en latrines, de besoins en eau, de besoins en nourriture , de besoins en abri mais le besoin en fait, qui est remonté par les populations c’est surtout le besoin en securité… »
A souligné Marie BRUN
Coordinatrice des Urgences MSF a Goma.

À cette même occasion, MSF indique que suite à cette situation autour de Goma qui reste volatile, plusieurs activités ont été mises en standby, notamment à Mweso, en territoire de Masisi, Minova dans la province du sud-kivu et masisi centre. Il s’agit entre autres des activités d’approvisionnement en kits medicaux ou en carburant et la chirurgie élective.
Dans les camps de déplacés, les problèmes de malnutrition se vit aussi, les enfants de moins de 5 ans en sont plus souffrants. Ceux-ci sont prise en charge par MSF à travers ses cliniques mobiles et des admissions dans des structures sanitaires appuyées par cette organisation.

Meschac TSONGO

Auteur/autrice

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha