Plusieurs femmes venues de différentes associations et mouvements de la société civile du Nord Kivu ont exprimé leur solidarité, le vendredi 1er Mars 2024, avec les déplacées ayant fui les zones proies à la guerre des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda et leurs supplétifs. Face à l’intensification des violences dans partie Est due aux conflits armés et à la présence de plus de deux cents groupes armés opérant dans le pays, ces femmes encouragent le président de la République à user de tous les moyens pour ramener la paix dans la province du Nord Kivu.
Passy MUBALAMA, coordinatrice de l’association féminine Aidprofen, a partagé la douleur des milliers de femmes et d’enfants victimes des atrocités de cette guerre d’agression.
« Depuis plus de deux ans, plusieurs localités des territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo sont sous le contrôle des rebelles du M23, notamment Bunagana, Kiwanja, Kibumba, Kitshanga, Bambo, Kirolirwe, Bushanga, Mweso, Mushaki, Shasha, et d’autres. Ces conflits armés entraînent malheureusement des déplacements massifs de population, des violations des droits de l’homme, des massacres, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
La RDC compte actuellement plus de huit millions de déplacés internes. La province du Nord Kivu seule a enregistré plus de 2,6 millions de déplacés internes, principalement des femmes et des enfants. En 2023, la division provinciale du genre au Nord Kivu a enregistré plus de 50 000 cas de violences basées sur le genre, dont près de 25 000 cas de viols sur des femmes, parfois sur des enfants … »
Dans ce memorandum, ce collectif de femmes insistent sur le risque de violences que courent des milliers de femmes et des enfants en deplacement.
« Les femmes et les jeunes filles déplacées sont constamment exposées à des risques de violences basées sur le genre, y compris des viols, des agressions sexuelles, l’esclavage sexuel, et bien d’autres. Les conditions de vie des déplacés sont dégradantes, sans aucune assistance… Nous demandons au président de mettre fin à la guerre qui a déjà entraîné des déplacements massifs et des pertes en vies humaines dans notre pays.
Nous lui demandons d’établir un corridor sécurisé au Nord Kivu pour protéger les civils, en particulier les femmes et les enfants, contre les violences et les abus commis par les groupes armés… De mettre en place des mécanismes efficaces pour garantir l’accès à la justice et lutter contre l’impunité des auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de graves violations des droits de l’homme, en particulier les violences basées sur le genre et les viols »,
Mémorandum
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Ces femmes se sont rassemblées au stade paralympique de Goma pour dénoncer la violence subie par les femmes du Nord Kivu en raison de la guerre du M23.
En ce premier jour du mois dédié à la célébration des droits de la femme, Vêtues de noir, elles interpellent le président de la République sur son rôle crucial dans le rétablissement de la sécurité dans le Nord Kivu.
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Ange kahemulo