La Journée internationale de la paix a été commémorée, ce mardi 30 septembre 2025, à l’hôtel La Joie Plazza de Goma, dans une ambiance de réflexion et de mobilisation collective. L’événement, porté par la Team peace building plateforme dans laquelle la Vision des Femmes pour le Développement Endogène (VIFEDE) est membre

La VIFEDE à pris part à cette activité dans le cadre du projet appui à l’autonomisation et leadership féminin dans la ville de Goma financé par le Fonds des femmes pour la paix et l’aide humanitaire à travers ONU Femmes. La particularité de cette célébration a été sa tenue simultanée dans plusieurs villes et territoires du Nord-Kivu, notamment Beni, Butembo, Rutshuru, Masisi et Walikale.
Pour M. Byamungu Bahati Olivier, Coordinateur de la Team Peace Building, cette initiative vise à instaurer une nouvelle manière de travailler dans la construction de la paix.

Selon lui,
« la Team Peace Building DRC est une nouvelle approche visant à unir les organisations humanitaires et de développement dans le domaine de la paix, en favorisant la coordination des efforts et la capitalisation des impacts. L’objectif est d’améliorer l’efficacité et l’impact des interventions humanitaires au Nord-Kivu en intégrant une culture de paix et une approche sensible aux conflits dans les zones touchées par les conflits armés et en post-conflit. »
Madame Henriette Akyombo, Coordinatrice de VIFEDE et représentant également ONU Femmes lors de l’activité, a rappelé le caractère symbolique de cette journée. Elle a insisté sur la nécessité d’agir collectivement pour renforcer la cohésion sociale

« Comme nous parlons de cohésion sociale, il était très important pour nous de célébrer cette occasion avec les autres. »
Au-delà des discours, l’activité a permis de mettre en avant des actions concrètes déjà entreprises par VIFEDE et ses partenaires. Dans le cadre de son projet « Appui à l’autonomisation et leadership féminin », soutenu par ONU Femmes, l’organisation a multiplié les initiatives inclusives, notamment autour des résolutions 1325 et 2250 des Nations unies, consacrées respectivement aux femmes, paix et sécurité, ainsi qu’à la jeunesse, paix et sécurité. Madame Akyombo a expliqué :
« C’est depuis l’année passée que nous avons organisé des sensibilisations pour ces personnes marginalisées dans la société. Nous avons imprimé des dépliants en langue des signes pour que les personnes sourdes puissent apprendre à lire et à écrire les résolutions 1325 et 2250. Nous avons également traduit en écriture braille pour que ces personnes malvoyantes puissent lire les résolutions. »


La prise en compte des personnes marginalisées a trouvé un écho particulier lors de la célébration. Lofemba Bazika, une personne sourde présente à l’événement, a plaidé pour l’inclusion et l’enseignement de la langue des signes. Elle a exprimé les difficultés quotidiennes rencontrées par les personnes sourdes :
« Nous avons une grande difficulté de communication dans la société vue que plusieurs personnes ne connaissent pas la langue des signes. Que ça soit à l’hôpital ou au marché, nous avons une grande difficulté à communiquer avec les autres. Il serait très important que la langue des signes soit enseignée aux entendants et aux sourds pour qu’il y ait la paix dans nos communautés. »

La journée a également été ponctuée par un moment symbolique : la lecture d’un plaidoyer pour la paix rédigé par la Team Peace Building et ses partenaires. Ce plaidoyer, fruit d’une co-construction entre organisations de promotion des droits des femmes et acteurs de la société civile, a appelé à renforcer les synergies et à mettre en place des actions coordonnées pour une paix durable dans la province.
