Inondations à Kinshasa : des milliers de personnes, notamment des femmes et des enfants, privés d’eau potable et exposés à de nouveaux risques

Kinshasa traverse une nouvelle crise humanitaire. Près de quatorze communes de la capitale congolaise sont privées d’eau potable depuis la nuit du 5 au 6 avril 2025, à la suite de violentes inondations causées par des pluies torrentielles. Le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, l’a confirmé à l’issue d’une réunion d’urgence convoquée par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

Image en hauteur de la ville de Kinshasa inondé suite aux pluies diluviennes qui ont frappé la ville et causé le débordement de la rivière Ndjili. © FEMMECD

La station de captage d’eau de la rivière Ndjili, gravement endommagée, est actuellement à l’arrêt. Cette situation prive des centaines de milliers de foyers d’un accès à l’eau potable. Les femmes et les enfants, en première ligne dans la gestion quotidienne de l’eau, sont particulièrement touchés par cette pénurie.

En l’absence d’eau potable, les risques d’épidémies choléra, typhoïde ou autres maladies d’origine hydrique augmentent considérablement, notamment chez les plus jeunes. Dans plusieurs quartiers affectés, les familles sont contraintes de se tourner vers des sources d’eau non sécurisées, exposant encore davantage les populations les plus vulnérables.

Les femmes, souvent chargées de la collecte d’eau et des soins aux enfants, se retrouvent confrontées à une double charge. À cela s’ajoute la coupure d’électricité causée par les inondations, qui ont également endommagé le réseau de la SNEL, aggravant les conditions de vie, surtout durant la nuit.

S’exprimant sur les ondes de la RTNC, le Vice-Premier ministre, ministre de l’intérieur Jacquemain Shabani a appelé la population à la vigilance, alors que de nouvelles pluies sont annoncées.

À court terme, la priorité reste la remise en état des infrastructures d’eau et d’électricité. Mais à plus long terme, ces inondations rappellent l’urgence d’adopter des politiques d’aménagement du territoire résilientes au changement climatique, avec une attention accrue portée aux besoins spécifiques des groupes les plus exposés, notamment les femmes et les enfants.

Auteur/autrice

  • Ange KAHEMULO

    Journaliste engagée dans la lutte contre les violences basées sur le genre et œuvre activement pour sensibiliser et informer sur ces problématiques. Fact-checker et licencié en communication, il est passionnée par l’écriture et le journalisme web. Il s’intéresse particulièrement à l’actualité et au respect des droits des femmes.

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