La ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, a été le théâtre d’atrocités meurtrières et criminelles entre le 26 et le 31 janvier 2025, avec l’entrée des combattants du M23/FARDC qui occupent actuellement la ville, depuis plus d’une semaine.
Ces atrocités ont entraîné une crise humanitaire absolue, avec un afflux de blessés et de personnes ayant des besoins sanitaires, qui peinent à accéder aux soins appropriés, ont alerté les Nations Unies dans un récent rapport sur la situation humanitaire à l’Est.
L’agence de l’ONU chargée des questions de santé sexuelle et reproductive (UNFPA) alerte sur les difficultés d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, gravement limités à l’Est de la RDC en raison de l’insécurité croissante et du manque de fournitures.
Avec environ 400 000 personnes touchées par la crise, l’UNFPA estime que près de 90 000 sont des femmes en âge de procréer, tandis que plus de 12 000 sont enceintes. Ces chiffres témoignent de l’urgence humanitaire accrue.
Face à cette crise, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU en RDC, Bruno Lemarquis, a appelé toutes les parties à prendre des mesures pour une réouverture urgente de l’aéroport de Goma, point d’accès crucial pour l’aide humanitaire.

