Guerre M23: Des nouveaux déplacés dont des femmes et des enfants venant de Minova pour Goma passent leur première nuit à la belle étoile ce mercredi

Guerre M23: Des nouveaux déplacés dont des femmes et des enfants venant de Minova pour Goma passent leur première nuit à la belle étoile ce mercredi

Une nouvelle vague de déplacés de guère arrive à Goma depuis la nuit du mardi 21 à ce mercredi 22 janvier 2025, ces deplacés fuiyant les affrontements qui se sont intensifiés dans la cité de minova au Sud-Kivu ce mardi 21 janvier, à bweremana ainsi que dans d’autres agglomerations du Nord et du Sud-Kivu.

Ces deplacés traversent le lac Kivu au péril de leurs vies, Une source indique que des pirogues qui sont faites pour 20 personnes arrivent à traverser avec environ 50 personnes à bord et des bagages, ce qui en fait une traversée dangereuse mais salutaire face à la ménace dans leurs villages.

Nombreux d’entre eux passent par le port de Nzulo, en territoire de Masisi avant de progresser vers la ville de Goma à une quinzaine de kilometres de là. Parmis les déplacés les femmes et les enfants, qui sans issue ont été nombreux au marché de Kituku notamment dans le quartier kyeshero en ville de Goma.

D’autres ont pu trouver refuge dans des familles d’accueil, d’autres encore sont allés dans des camps des déplacés. À la recherche des refuges, ces deplacés sont en désarroi.

«J’ai décidé de quitter ma maison lorsque j’ai entendu que les rebelles rapprochaient notre avenue pour nous sauver, ma famille et moi. Car les bombe commençaient déjà à tomber un peu partout » a dit Safi shagali, se confiait à notre rédaction. De sa part, Madame Nadine dit n’avoir pas eu d’autre Choix que de quitter son village.

«J’étais au marché lorsque ça a commencé à crépiter chez nous. J’ai essayer de garder le calme pensant que la situation pouvait s’améliorer mais juste après ça s’est encore détérioré et j’ai décidé de quitter » a-t-elle à femme.cd.

Une Autre femme deplacée que avons rencontrée, ne savait même pas où elle va passer la nuit.

«Je viens à peine d’arriver, je n’ai rien amené avec moi, par peur de ne pas parvenir à marcher avec des bagages, je suis venue avec mes deux petites filles que vous voyez ici. Nous sommes venues sans savoir où nous allons ni où nous arrêter. Le père de mes filles est resté, nous ne savons pas s’il est encore vivant ou pas. Que les autorités et même les personnes de bonne volonté nous assistent vraiment » a dit cette mère de deux petites filles.

Face à cette situation, un activiste des droits de l’homme qui documente sur ces déplacements, plaide pour la mise en place d’un plan d’accueil de ces personnes et à une action de la part des autorités congolaises.

«Ces hommes et femmes ne méritent pas ça, ils viennent de fuir leurs maisons sans avoir leur destination précise. Nous demandons aux autorités compétentes de les prendre en charge ».

Depuis la reprise des hostilités, au-moins 178.000 personnes se sont déplacées « entre le 4 janvier 2025, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Auteur/autrice

  • Ange KAHEMULO

    Journaliste engagée dans la lutte contre les violences basées sur le genre et œuvre activement pour sensibiliser et informer sur ces problématiques. Fact-checker et licencié en communication, il est passionnée par l’écriture et le journalisme web. Il s’intéresse particulièrement à l’actualité et au respect des droits des femmes.

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