La discrimination des personnes handicapées est également une des formes des violences basées sur le genre. Cette révélation est sortie d’un atelier de reflexion organisé par l’organisation Vision des femmes pour le développement endogène (VIFEDE), le 3 décembre dernier en marge de la journée internationale des personnes handicapées. Cette journée a été célébrée cette année sous le thème « amplifier le leadership des personnes handicapées pour un avenir inclusif et durable ».
Toute innocente et satisfaite de l’organisation de cet atelier, Cécile Lumoo a parlé de la situation de personnes handicapées, particulièrement celles avec la perte de vue comme elle, devant les représentants des 30 structures de personnes handicapées reunies par la VIFEDE. Pour Cecile Lumoo, les violences basées sur le genre sont une réalité quotidienne pour les handicapés.
« Avec cette autre charge, ce n’est jamais facile. Nous sommes doublement éxposés à ces violences. D’abord à cause de la perte de la vue, mais aussi lorsqu’on est une femme ou fille, c’est difficile vraiment ». A dit Cecile Lumoo.
Le handicape physique continue de souffrir de la discrimination dans plusieurs sociétés où les femmes handicapées se sentent plus affectées. C’est pour répondre à ce defi que l’organisation VIFEDE a organisé cet atelier grâce à l’accompagnement du personnel de la Banque mondiale dans le cadre du programme « Community Connections Campaign ».
Ce programme, soutenu par la générosité des employés et retraités de la Banque mondiale, vise à financer des projets à fort impact social, notamment ceux soutenant les droits des personnes handicapées.
La VIFEDE-RDC, bénéficiaire de ce programme, a ainsi pu offrir aux personnes handicapées un éspace sûr d’expression et d’écoute, favorisant ainsi l’inclusion au sein de la communauté.

