Goma : entre réchauffement climatique et pénurie d’eau dans plusieurs quartiers de la ville, les femmes sont exposées à certaines pathologies

Depuis quelques semaines, les habitants de plusieurs quartiers de la ville de Goma font face à une pénurie d’eau potable. Cette ville de Goma comme tant d’autres territoires, subit actuellement une forte chaleur, ce qui perturbe la desserte en eau potable.

En cette periode particulière, des appels des experts en pathologie climatique se multiplient sur la consommation régulière de l’eau, sans attendre d’avoir soif.

Cette situation de pénurie affecte la population en général, mais particulièrement les jeunes filles et les femmes, pour qui le respect de l’hygiène corporelle est une obligation plusieurs fois par jour, en plus d’impacter toutes les tâches ménagères dans plusieurs domiciles.

Cette pénurie d’eau impacte aussi sur le coût d’achat de l’eau dans la ville. Au quartier Bujovu et Murara par exemple, le prix d’un bidon d’eau est passé de 100 à 200 francs congolais voire même 500FC pour ceux qui ne veulent pas faire la queue à la borne de distribution.

La population demande aux autorités en charge de la distribution d’eau potable d’agir rapidement afin d’éviter des problemes liés à la pénurie.

« Nous souffrons ici chez nous. Moi j’habite à Kabutembo, et je suis obligée de me réveiller très tôt le matin, alors qu’il fait encore sombre, pour aller chercher de l’eau et ne pas être en retard à l’école », a clamé Nafisa, une jeune fille rencontrée par le reporter de femme.cd.

« Je demande aux autorités de nous aider à rétablir l’eau, car nous souffrons. Un bidon qui coûtait 100FC hier, je l’ai acheté à 500FC, et d’autres à 300FC, car je ne voulais pas mettre ma vie en danger en me réveillant tôt le matin et risquer de rencontrer des bandits, mais également faire la queue. C’est devenu un sérieux problème avec la crise que nous vivons ici, liée à la guerre. » à renchérit Zaina une femme rencontrée ce matin.

Les femmes et les enfants parcourent de très longues distances à la recherche d’eau, aussi obligés de se réveiller tôt le matin dans une ville en proie à l’insécurité comme Goma. Elles courent plusieurs risques, dont les violences sexuelles.

Ange Kahemulo

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