Goma : Les femmes déplacées bénéficiaires du projet « Uwanamke ni ushujaa » du GAARJ ont communié avec d’autres déplacés à l’occasion de la journée internationale de la femme

Elles étaient 12 femmes déplacées de guerre et vivant dans le camp de Kanyarutchinya, au Nord de Goma, parmi les 30 femmes et jeunes filles bénéficiaires du projet « Uwanamke ni ushujaa » qui ont rendu conviviale cette journée du 8 Mars 2024 dans un site du camp de kanyarutchinya.

Tambour battant, la danse traditionnelle et moderne, des chants, … c’est sous ce rythme que ces déplacées ont commémoré la journée de la femme. Un repas préparé par ces femmes « Shujaa» ( braves ) a été partagé avec les autres déplacés.

Ceci est le resultat de leur travail après avoir reçu des fonds minimaux d’encouragement par le Groupe d’Actions Assemblées pour la Resilience Juvénile en vue de les encourager dans les petits commerces dans leurs camps respectifs.

Des artistes thérapeutes au sein du camp

« … Au depart trop timides, renfermées en elles, aujourd’hui elles même commencent à proposer des idées.. »

L’Art thérapie, un moyen pour détraumatiser les déplacés. Cet art leur permet de surmonter leur peur et à recouvrer la joie de vivre, bien qu’étant en deplacement. Ghislaine Tshipanga, directrice artistique de ce projet, reconnait les effets positifs de cet exercice lors de differentes rencontres avec ces femmes déplacées.

« ... Dans ce camp il n’y a plus vraiment d’assistance et cet art therapie les aide vraimennt… »

Ces femmes ont des projets

Elles ont fui leurs villages suite à la guerre. Confrontées aux nouveaux défis de la vie, elles sont alors exposées à des violences basées sur le genre. Les jeunes filles, sont elles, plus explosées à l’exploitation sexuelle suite à la vie que la plupart n’avaient pas encore vécue avant.

Mais ce n’est pas qu’elles n’ont aucune idée d’entreprise ou d’autonomisation economique. Elles manquent seulement assez souvent le premier capital, petit soit-il, pour pouvoir subvenir à leurs besoins primaires.

Le GAARJ a, dans le cadre de renforcer la capacité économique et de productivité de ces femmes pour qu’elles soient ne serait-ce que capables de répondre à certains besoins, initier le projet « Uwanamke ni ushujaa » pour inciter les femmes déplacées à être autonome. 30 d’entre ellles ont été sélectionnées par cette organisation pour la première phase, celles-ci ont eu chacune une idée d’activité generatrice de revenus.

« … Ce qui est vraiment à la base de ces violences basees sur le genre dans des camps, c’est ce manque d’argent et la meilleure facons d’y remédier c’est d’autonomiser la femme, économiquement parlant. Après de séance de capacitation sur la patisserie, on a fait des expositions dans la ville de Goma, question de leur donner un marché et d’avoir des fonds… Maintenant il y a 12 femmes, elles ont déjà démarré leurs activités. Les femmes ont deja démarré et aujourd’hui elles sont capables d’apporter un plus dans leur zone ». A fait savoir Grace Ansima, coordonnatrice du projet uwanamuke ni ushujaa.

Les bénéficiaires de cette phase sont partagées entre reconnaissance et détermination à pouvoir aider d’autres femmes après les 4 mois qu’elles auront pour pouvoir produire le même capital qui sera donné aux prochaines phases.

Esther BISHOKA, la vingtaine , vient de Rugari en territoire de Rutshuru. Elle vit avec ses deux frères cadets dans le camp de kanyarutchinya. Grâce à ce projet, elle peut nourrir ses cadets, toute seule, elle vend de la braise et des épices dans le camp.

« … Depuis que les gens du GAARJ nous sont venus en aide, la vie va mieux. On ‘e peut plus passer des journées sans manger. Je vends le makala et des epices , ca avance bien, c’était vraiment pénible de vivre dan ces camp san aucune activité, avant ».

Le camp de kanyarutchinya est parmi les premiers à avoir été mis en place alors que les déplacements devenaient très importants suite à la progression de la guerre à travers les 3 territoires du petit Nord-Kivu. Ici les déplacés semblent avoir été oubliés car ayant passé plus d’une année dans le déplacement. Les rares organisations de jeunes et des ONG internationales qui continuent de les assister, ne cessent de crier au secours en faveur de ces déplacés de guerre.

Meschac TSONGO

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