Suite à des échanges de tirs d’artillerie aux abords de Goma, 27 blessés, parmi lesquels 16 femmes et 10 enfants, ont été pris en charge par les équipes médicales de l’hôpital CBCA Ndosho, soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le CICR déplore la mort de quatre enfants à leur arrivée à l’hôpital.
Parmi les blessés, six se trouvent dans un état critique, dont 24 sont actuellement traités au bloc opératoire et suivis par le service des soins intensifs en raison de blessures causées par des éclats d’engins explosifs. Myriam Favier, cheffe du bureau du CICR à Goma, a souligné la vulnérabilité croissante des civils pris au milieu du conflit :
« Tous les jours, nous constatons les conséquences tragiques de ce conflit sur les populations locales. L’événement d’aujourd’hui en est un exemple frappant. Les parties en conflit ont l’obligation de respecter le droit international humanitaire et de protéger les civils. »
Ces incidents, particulièrement fréquents dans les quartiers périphériques de Goma et les sites de personnes déplacées, mettent en danger la vie des civils en raison de la proximité des opérations militaires. Ainsi les femmes et les enfants sont souvent les premières victimes de ces affrontements, et appelle toutes les parties au conflit à prendre les mesures nécessaires pour minimiser les conséquences humanitaires sur cette populations vulnérables
En outre, le CICR condamne fermement l’utilisation frauduleuse de son emblème sur les réseaux sociaux et rappelle que toute utilisation non autorisée de cet emblème est une violation du droit international humanitaire. Le Comité rappelle aux parties en conflit leur obligation de respecter et de protéger les civils, et souligne l’importance de prendre des précautions actives et passives pour éviter de causer des dommages aux populations civiles lors des opérations militaires.
Ange kahemulo
